lundi 13 mai 2013

Le Pigeon.

Eh ben bonjour! Ça fait un bail.

 L'écriture pour moi, c'est souvent comme un appel. Et depuis Janvier, je n'entendais absolument rien. Je pense que l'hiver 2013 a été pénible pour bien des gens. Le mien de cerveau n'apprécie pas du tout le manque de lumière. Et à cet égard, je tiens à remercier toutes les mamans et toutes les éducatrices qui, beau temps mauvais temps, se présentaient à notre rendez-vous hebdomadaire, chassant du coup la grisaille. De vrais petits soleils sur deux pattes que mes petites Souris. Luminothérapie garantie!

Mais bon assez! Le printemps est arrivé et avec lui, plein de nouveaux petits visages de Souris. Et aussi, notre bébé Pigeon.

En effet, à chaque année, une maman pigeon bien courageuse, vient nicher sur le bord de la fenêtre en forme de demi -lune, pratiquée dans le mur de pierre bi-centenaire de notre local. La présence de cette dernière n'est pas  sans causer d'émoi. Mettez-vous à la place d'un tout-petit de 3-5 ans et imaginez un peu la fascination que peut exercer le fait de pouvoir observer un pigeon de si près.
Dans mon mandat de transmettre aux souris le goût du livre, le goût du Calme, cette courageuse voyageuse se révèle toujours une alliée fort précieuse. Parce que pour permettre aux pigeonneaux de voir le jour, notre maman a besoin de beaucoup de Calme. Sinon, elle s'envolera et ses cocos perdront ce qui est primordial à leur éclosion : Chaleur et Protection.

C'est fou ce que ça peut vous mater la Bougeotte de voir trois beaux petit cocos au fond d'un nid...
Cette année un seul pigeonneau hélas, n'a survécut. Il se porte à merveille.

Bonne semaine,
Caro.
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Lectures de la semaine :
-Les trésors de Mr. Monsieur.
-Frérot Rigolo, Soeurette coquette.

La liste de toutes les lectures depuis la parution du dernier billet.











Lectures depuis la dernière parution du Blogue.

Voici la liste de nos lectures depuis la parution de mon dernier billet.

Semaine du 22 janvier :

-Arrête tes bêtises Louise!

-De quelle couleur sera le bébé?
Semaine du 29 janvier :

-Un bisou pour Papa.

-Des livres pour Nicolas!

Semaine du 05 février :

- Roméo, le rat romantique.
-Juliette, la ratte romantique.

-Ton histoire d'amour.

Semaine du 12 février :

-De tout mon coeur.
-Émilie pleine jouets.
Semaine du 19 février :

-Nicki et les animaux de l'hiver.
-Une grosse surprise pour petit Ours.

Semaine du 26 mars :

-L'ours qui voulait une Juliette.

-Le lit à grimaces.

Semaine du 05 mars :
-Attends! je veux te raconter une histoire.

-La petite Kim.

Semaine du 12 mars:

-Le grand voyage de Monsieur.

-Bonne nuit Sacha.

Semaine du 19 mars ;

-Et moi alors?
-Les fantaisies d'Adèle.

Semaine du 01 avril :
-Un drôle d'oeuf de Pâques.
-Fenouil : On n'est plus copains!

Semaine du 09 avril :

-Au lit petit lapin!

-Quelle nuit Matty!

Semaine du 16 avril :

-Émilie pantalon.

-C'est pas juste!

Semaine du 23 avril :
-Décroche-moi la lune.

-Lily la souris.

Semaine du 30 avril :

-Deux amis pour la vie.

-La chasse aux dragons.

-Matty et les cent méchants loups.

Semaine du 07 mai :
-Max et les Maximonstres.

-À chat perché.






mardi 15 janvier 2013

Mé.Ta.Phores!

 Mardi dernier à l'Heure du Conte :

Caro : Frrrrch! Frrrrch! murmure la brise en se faufilant dans les herbes. Montre-moi qu'est ce que tu penses que ça veut dire, toi, ma chouette.

Et la petite de faire naître la métaphore par les gestes. De très beaux gestes.

Caro : Et maintenant? Tout le monde a compris?

Tout le monde : Ouiiiii!

Caro : Si tu n'as pas compris, tu le dis n'est-ce pas? Parce qu'il n'y a pas de questions....

Tout le monde : Stupiiiiiiiiides!

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( Extrait de La valse de l'épouvantail. )

 Les métaphores. Certains en vantent les mérites, histoire de mobiliser l'élan empathique chez le tout petit.

 Vous comprendrez que j'ai plutôt tendance à abonder dans ce sens. Dans mes temps libres, je m'adonne à la lecture de tout ce qui se rapporte aux neurosciences. Les recherches les plus probantes en la matière, sembleraient pointer vers le fait que les métaphores consolident l'acquisition du langage et la capacité de se représenter l'expérience de l'autre. Tout à fait logique non? Moyennant la capacité à se représenter l'expérience de l'Autre, l'on sera d'avantage porté à freiner certains comportements. L'on aura d'avantage tendance à être respectueux, à être un individu qui considère et apprécie le point de vue des Autres. Cette fonction du cerveau, qu'on appelle la fonction éxécutive, mettra un certain temps avant d'être pleinement intégrée. En effet, cette région qu'on appelle le cortex frontal, est la toute dernière partie de notre remarquable cerveau humain à être pleinement fonctionnelle. Le cerveau du tout-petit ne possède pas beaucoup de ''fonction éxécutive''. Celui de l'adolescent non plus. On estime que dans le meilleur des scénarios, cette fonction ne s'intègrera pleinement, que vers l'âge de 30 ans. Vous m'avez bien lue.

 Il faut quand même l'aider un peu ce chou-fleur de cerveau de petite souris de bibliothèque. (Celui de notre Ado aussi. Surtout celui de notre Ado, compte tenu du tourbillon hormonal sévissant dans l'organisme) Il faut l'entraîner, pour qu'il puisse enfin s'affranchir du nombrilisme que lui confère son immaturité. Un peu comme un entraîneur guidera un athlète vers la médaille d'or ou vers la victoire.

C'est un peu ce que je me donne comme objectif à chaque Mardi de L'Heure du Conte : créer l'espace-temps nécessaire pour apprendre aux touts-petits à vivre et à interagir auprès des Autres.

Voilà pourquoi je m'efforce toujours à encourager la petite souris à se présenter aux nouvelles personnes qui intègrent le groupe. À lui enseigner l'importance de signifier ses besoins clairement, en regardant l'Autre dans les yeux. À attendre son tour avant de prendre la parole et dire à Tout le monde, vite, vite, vite, ce à quoi elle pense. Oh, je sais bien qu'elle mettra un certain temps avant de comprendre tout ça. L'empathie c'est comme un muscle, ça se développe. Alors il faut répéter, souvent.

On gagne beaucoup à voir l'Autre réagir, car le langage non-verbal est riche de leçons précieuses. En observant l'Autre, on apprend à se mettre à sa place, à se déposer. On apprend qu'on est différent tout en étant très semblable.

Voilà pourquoi j'accorde une très grande importance aux livres.

Les livres et les métaphores qu'ils recèlent, me permettent de dire sans trop parler. J'ai souvent trop parlé du temps ou j'étais éducatrice à la petite enfance, je l'admets. J'étais beaucoup plus jeune. Je faisais moins confiance au Temps. J'ai désormais tendance à laisser les livres parler.

Piaget disait que chez l'enfant, l'intégration du langage métaphorique et par le fait même, une certaine capacité à s'imaginer l'expérience de l'Autre, s'intègrera entre 7 et 11 ans.

Si la tendance se maintient, au mois de Juin prochain, la plupart de mes petites souris seront devenues de véritables championnes de la Métaphore. Elles sauront les reconnaître à un mille à la ronde. Pas mal pour des petits de 4-5 ans.
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Caro : '' Quenotte a la tête qui tourne encore quand un premier rayon de soleil perce à l'horizon.'' Une tête qui tourne, un rayon de soleil qui perce l'horizon. Ça se peut ça?

Tout le monde : Nooooooon!

Caro : Et pourtant, vous avez compris ce que cela veut dire?

Tout le monde: Ouuuuiiiii!

Caro : Comment on appelle ça, ces jeux de mots là?

Tout le monde: Mé! Ta! Phores!


Portez-vous bien,

Caro.











    

mardi 1 janvier 2013

Piano, piano!

À ce stade-ci, l'expérience de l'Heure du Conte est assez bien intégrée au schéma corporel de la plupart de mes petites souris de bibliothèque.

Elles sont capables de prédire ce qui va se passer, en sont fort sécurisées et maîtrisent vraiment bien les consignes. Il est certain que par moments, la Folie, celle que nous tentons toujours de chasser par le biais de la Formule Magique, vient parfois pointer son nez espiègle. Et c'est très bien comme ça.

Quand celle-ci se montre un peu trop espiègle à mon goût, je la chasse, en disant à mes petites souris-toupies :

'' Piano-Piano mes amis, Piano.''

Et je ponctue la phrase en faisant le geste dans les airs, un peu
comme sur la photo. Ils adorent ça.

Avant Noël, les petites souris semblaient avoir beaucoup, beaucoup besoin de bouger. Il y a des semaines comme ça; ces semaines où mes histoires semblent les intéresser à peu près autant que le mode d'emploi inscrit à l'endos d'une bouteille de shampooing. Et c'est très bien comme ça. Je dois travailler plus fort, les écouter d'avantage. Écouter ce que toute cette bougeotte est en train de me dire...

J'en suis venue à comprendre, à force d'observer les enfants depuis plus de 20 ans, qu'auprès de ma maman, dans ma maison de banlieue des années 70, au décor brun et beige; cette propension qu'avait ma propre petite personne à constamment vouloir bouger, était beaucoup facile à moduler. Quand mes petites jambes à moi, se mettaient à fourmiller comme c'est pas permis, je sortais prendre l'air dans ma cour et me balançait pendant des heures en chantant le fameux Yellow Submarine des Beatles.

En boucle.

La voisine devait adorer.

Et quand arrivaient les neiges? Même scénario. Maman me saucissonnait dans ''ma suit de ski'' et m'expédiait dehors, presque sans surveillance. Qu'est-ce qui aurait bien pu m'arriver? Je passais des heures à pelleter des trous dans l'énorme banc de neige qui trônait devant notre maison. Après dîner, maman et moi faisions la sieste sur le canapé, la rumeur de Ciné-Quiz, berçant notre sommeil...

Le temps a passé. Les temps ont changé.

On a changé l'eau du bain. Et le bébé aussi.


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Essayez, juste comme ça, d'imaginer le quotidien d'un enfant moyen se développant en 2013.

Réveil aux aurores. Petit déjeuner avalé en vitesse. Siège d'auto. Maman et Papa pressés, pressés, avec leurs visages pressés. Leurs visages sérieux. La météo et les infos claironnant à la radio. Vite. Vite à la garderie, déshabille-toi. ''À ce soir mon trésor. Meuh non, mon chou, ne pleure pas. Allez, va voir les amis..."

Beaucoup de stimuli. Et la journée ne fait que commencer.

Pour la plupart des enfants nords-américains, la vie est un tsunami quotidien de stimuli, lequel n'est pas toujours facile à naviguer compte tenu du fait que leur système nerveux soit en pleine croissance.


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Plus un enfant est stimulé par le bruit, par la couleur, par les lumières, par le mouvement des autres, par la folie furieuse du temps des fêtes, plus son système nerveux est mis à contribution. Advenant qu'il soit trop sollicité, celui-ci saura s'adapter. Mais pas à n'importe quel prix.


Dans le cas de notre petite souris-toupie bombardée de toutes parts, cette adaptation la fera peut-être taper continuellement du pied. Ou se tortiller. Ou bavarder sans cesse. Ou devenir colérique. La réponse motrice du système provoquera, finalement, un comportement que nous nous empressons souvent à corriger, parce qu'il est dérangeant. Dé-rangeant.

Mais essayons un peu de voir les choses autrement.

Et si cette souris-toupie tentait simplement de nous signifier très clairement, son besoin d'être en mouvement? Histoire de faire circuler le sang et donc l'oxygène, vers les 72 km de tissu nerveux qui sillonnent son petit corps et vers le chef d'orchestre par excellence : j'ai nommé le cerveau. Et si cette façon de voir la bougeotte chronique de nos touts-petits, nous faisait un peu réfléchir sur cette tendance que nous avons tous, en ces temps modernes, à trop vouloir en faire. Tout le temps.


Elle est formidable notre époque. Mais elle est aussi très, très énergivore. Voilà pourquoi Il faut beaucoup jouer dehors. Savoir s'arrêter aussi. Le plus souvent possible. Tamiser les lumières. Éteindre la radio. Ne rien faire du tout. Mettre le Calme dans notre corps.

Pianissimo sourissimo.


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Lorsque mes petites souris ne semblent plus du tout disposées à écouter la belle histoire que je leur avais préparée, ou à vouloir suivre le beau programme que je leur avais concocté, je mets mes talents de chanteuse de Jazz à profit. J'improvise.



Parce que pour jouer du Jazz, du bon Jazz, il faut savoir écouter le Temps qui passe.

Puisse 2013 vous combler de Santé et de Temps. Avec ça, on fait le reste.

De retour à l'île des Moulins, le 8 janvier.

Caro.




jeudi 8 novembre 2012

Le bon régime sensoriel.

Alors, où en sommes-nous, quelques 8 semaines après le début de la saison?

 Nous allons très bien merci.

La vaste majorité de mes petites souris de bibliothèque a bien saisi le ''comment faire de la patente'' qu'est l'Heure du Conte. Mes petits amis sont d'ailleurs, à ce stade-ci, de vrais champions. Ils savent très bien comment mettre le Calme dans leur corps. Ils sont capables de rester concentrés pendant près de 10 minutes consécutives. Ils sont capables de garder ''le fil de l'histoire.'' Et je suis très fière d'eux. Et j'aimerais beaucoup être en mesure d'enseigner à tous les touts-petits de la province, comment faire pour rester Tranquiiiiles...

Parce qu'elle ne les aide pas tout le temps à le faire, cette folle époque que nous vivons.

Il faut dire que la plupart des gens de ma génération, ont été socialisés dans les bruns et beiges décors des années soixante-dix, dans les jupons de nos mamans; à des milles des environnements hypers stimulants dans lesquels évoluent nos petits trésors des années deux milles. Autre époque, autres moeurs. Je m'exerce souvent à imaginer le nombre de stimuli qu'engrange le système nerveux d'un enfant moyen de 3 ans, depuis le moment ou il/elle se réveille, jusqu'à la tombée de la nuit. Et je ne suis pas vraiment surprise de lire, en manchettes, une hausse des phénomènes de déficit d'attention, d'hyperactivité etc. Il me semble que tout ce petit monde bénéficierait de quelques changements apportés à la ''diète sensorielle.'' Moins de bruit, moins d'objets colorés, moins d'activités encadrées, moins de cette recherche continuelle que favorise notre époque à donner un sens, un format, une certaine tangibilité, aux heures que passent nos touts-petits à vivre leur vie de tout-petit.

Ce qui m'amène à penser aux gentilles bibliothécaires de l'Île des Moulins qui m'ont acheté, il y près de deux ans, un superbe tapis et de superbes coussins, colorés et rigolos à souhait, histoire d'agrémenter l'expérience des touts-petits. (Et qui sait, peut-être aussi dans un élan inconscient, de rompre, par procuration, avec la monotonie des beiges et bruns décors de leurs propres souvenirs d'enfance. Qui sait?) Inutile de vous dire qu'à chaque  mardi, je remets tout ce beau matériel en place, dans la réserve. Entre les pigeonneaux qui nichent sur le bord d'une fenêtre pratiquée à même de superbes et impressionnants murs de pierre ancestrale, les milliers de livres entreposés sur les tables, les bruits ambiants et mon humble personne, ça fait beaucoup. Çà en fait assez, je dirais.

Depuis trois semaines, en lien avec un des objectifs que je me fixe à chaque année, soit de favoriser l'empathie et la capacité de l'enfant à se mettre à la place de l'autre, nous avons commencé à jouer à la cache-cache fantôme. Rien de plus facile.

1) Les souris se cachent derrière un rideau.

2) Caro cache un objet dans la salle. Habituellement quelque chose que l'on a choisi dans mon sac à main. (mes clés, un rouge à lèvres, mon téléphone. Oh! ce qu'ils adorent voir le contenu de ma sacoche!)

3) La consigne : Trouver l'objet, sans faire le moindre bruit, comme un fantôme. Car tout le monde le sait : les fantômes n'existent pas mais s'ils existaient, ils ne feraient pas de bruit. Ils bougeraient très vite certes, mais sans faire de bruit. C'est fou à quel point cet exercice tout simple, peut m'informer sur le niveau de leur développement moteur. Je dois plusieurs fois les interrompre, histoire de leur préciser comment moi, qui suis 4 fois plus lourde, je fais pour bouger vite et silencieusement comme un fantôme; ''pour ne pas déranger les madames qui travaillent.'' Vous devriez les voir m'imiter. Leurs petits neurones miroirs en travaillent un coup! ''Oh mes cocos! Vous êtes bien froids! Froids comme des flocons de neige! Cherchez ailleurs. Oui! C'est ça mes petits fantômes, vous vous réchauffez...'' ( Un bon petit truc pour les introduire aux métaphores.) Qui trouve l'objet le cache et ainsi de suite... Bien sûr, nous n'avons le temps de jouer que si le Calme a été exemplaire durant l'histoire. He, he...

Cette semaine, un de mes petits cocos, de par sa manière toute délicate de ramener une de ses compagnes à l'ordre ( S'il te plaît, regarde-moi dans les yeux, je veux te parler. Arrête, sinon on ne jouera pas à la cache-cache fantôme, Ok?'') m'a informée et confortée une fois de plus, sur le fait que tous les enfants ont la capacité de devenir des êtres posés, réfléchis et à l'écoute de l'autre.

Suffit, pour y arriver, de leur donner le bon régime sensoriel.

Celui-ci se situe, à mon sens, quelque part entre la monotonie beige et brune de ma propre enfance et cette recherche constante de la magie ''Dysneyworldienne'' de la leur...


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Lecture de la semaine :

Le gâteau d'anniversaire. 

Le vieux Pettson veut souligner l'anniversaire de son chat PicPus. Une série d'évènements l'en empêche.

Nouveaux mots : Gramophone, Crevaison.


Bonne semaine et portez-vous bien,

Caro.


mercredi 3 octobre 2012

Définir un bon livre.

* Désolée pour le petit hiatus de cette semaine. Il semble que mon organisme n'ait pas eu suffisamment de réserves immunitaires pour combattre le rhume dont tout le monde semble parler ces temps-ci.

Je suis souvent émerveillée par la beauté des livres que je manipule. Certains sont de véritables oeuvres d'art. Mais attention, sans vouloir ébrécher le travail des brillants créateurs de la littérature enfantine, force est d'admettre que bon nombre des livres qui sont écrits pour les enfants, ne répondent pas vraiment aux besoins du conteur ou de la conteuse. Je m'explique.

Trop souvent, l'histoire ou la prémisse du livre, est complètement négligée. On mise beaucoup trop sur le contenant (images, couleurs etc.) en dépit du contenu. Et croyez-moi, il n'y a pas mieux que le langage non-verbal d'un enfant de trois ans pour vous signifier que votre  histoire est carrément nulle. Le bout d'chou se met à bouger, à inspecter l'ourlet de son pantalon, à se fouiller dans le nez ou tout simplement, vous baille au visage! Les histoires de Robert Munsch, (illustrées par Michael Martchenko) cependant, ont toujours su captiver l'attention de mon petit auditoire. Pour tout dire, je ne pense pas que l'activité de l'Heure du Conte me serait possible sans la  contribution de cet auteur; car je sais que peux compter sur un des nombreux livres qu'a écrit Munsch, pour ramener le calme ou raviver ma ''cote d'écoute.'' Au fil du temps, ses livres m'ont éclairée sur quelques uns des critères qui doivent être réunis, pour faire : ''Un bon livre d'enfant''. Voici, sans ordre particulier et en toute humilité, ce que l'univers de Munsch m'a appris :


1) Un bon livre pour les 3-5 ans, ne doit pas prendre plus que 15 minutes à lire.

2) On doit y retrouver un thème, un mot, une image, une phrase qui se répète. Plus on répète, mieux c'est.Les touts-petits adorent la répétition.

3) Les images doivent être colorées mais pas trop surréalistes.Stylisées certes, mais dans le respect d'un certain réalisme. Ce qui peut impressionner ou émouvoir l'adulte, dépassera peut-être le tout-petit. Mieux vaut une image qui colle assez bien à la réalité.

4) Les enfants adorent pouvoir s'identifier au personnage principal de l'histoire. Tout comme les adultes.

5) Le style doit être direct. Dépourvu, tant que faire se peut d'une certaine facture poétique. Encore mieux si tout se passe à la première personne.
 ( Je les exposerai un peu plus tard au cours de la saison, aux métaphores et à la poésie. Mais cela s'inscrit dans un tout autre ordre d'idée. Nous en sommes à ce stade-ci à schématiser dans le corps de l'enfant, la notion de ''rester tranquiiiiile'' dans un contexte fort précis. On ne devient pas marathonien en quelques jours...)

6) Contrairement au style des illustrations qui gagnent à respecter un style plus réaliste, les scénarios rigolos ou surréalistes eux, ont la côte.

7) Les enfants adorent les dialogues rigolos. Surtout lorsque ceux-ci sont lus par un-e conteur-se qui n'a pas peur du ridicule et qui sait moduler sa voix au gré des personnages. Dans ce cas-ci, trop, est toujours assez!


J'ai bien dû lire ce livre des milliers de fois, du temps ou j'étais éducatrice à la petite enfance:




'' Bing bang bing bam boum! Je veux qu'on m'entende, bing bang bing bam boum je veux qu'on m'entende partout, partout, partout! '' Et tous faisaient toujours de beaux gros dodos malgré les rires qui éclataient comme autant de bulles s'élevant au plafond.


Puissent ces humbles pistes vous diriger vers vos propres coups de coeurs, votre propre définition du ''Bon Livre.'' Ce n'est pas le choix qui manque. Quelle chance nous avons d'avoir de si belles installations, regorgeant d'aussi beaux trésors...


À venir : les coups de coeurs de chez nous.


Je lirai, la semaine prochaine, les livres prévus pour le 02 octobre.

Une excellente semaine à tous,

Caro.

lundi 24 septembre 2012

Lectures de la semaine.

Attends! Je veux te raconter une histoire!

Une histoire rigolote, un peu absurde. Mettant en scène un rat musqué fort brillant et un tigre qui n'a qu'une seule idée en tête...

L'autruche qui voulait voler!

Les aventures d'une autruche confrontée, bien malgré, à ses limites...

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Comment reconnaître un bon livre?

La réponse dans mon prochain billet. À paraître Jeudi, le 18 octobre.

Portez-vous bien,

Caro.